Pratiquer le yoga enceinte est un moment de bien-être que vous partagez avec votre bébé. Votre bébé ressent vos émotions et partage ce que vous vivez dans le monde extérieur.

Quelles sont les raisons de faire du yoga prénatal :

  • pour préparer la venue au monde de son bébé avec amour et bienveillance
  • pour conserver un corps fort et souple pendant toute la grossesse,
  • pour se préparer à l’accouchement avec sérénité.

Pour préparer la venue au monde de son bébé avec amour et bienveillance :

La respiration en pleine conscience pratiquée pendant les séances de yoga apporte beaucoup d’énergie vitale au bébé, les exercices physiques le stimulent et le bercent dans le ventre de sa maman, la relaxation en fin de cours est autant apaisante et bénéfique pour elle que pour lui, l’alimentation saine et adaptée recommandée par le yoga apporte au bébé les nutriments dont la maman et lui ont besoin, le chant du OM et d’autres mantras lui apportent des vibrations très positives et il adore le son de la voix de sa mère, et enfin la pratique de la méditation et de la pensée positive de la maman ont une influence directe sur l’éveil de la conscience du petit être en développement.

Pour conserver un corps fort et souple pendant toute la grossesse :

Les changements du corps liés à la grossesse peuvent entraîner des maux de dos et les exercices de renforcements et d’étirements du yoga préviennent ou guérissent ces douleurs . Cela permet de vivre sa grossesse sereinement et de préparer son corps à l’accouchement.

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Se préparer à l’accouchement avec sérénité :

La respiration par le nez est une véritable clé pour vivre son accouchement le plus sereinement possible et les exercices réalisés permettent d’assouplir le corps au niveau de l’ouverture du bassin, de garder des muscles abdominaux forts ce qui est important même pendant la grossesse, mais bien sûr à faire avec douceur, de manière adaptée, guidée par un professeur.

Le yoga prénatal est un moyen de rentrer en lien direct, en connexion, avec son bébé et prépare leur venue au monde sereinement. L’éducation prénatale aura une influence importante sur la vie adulte.

 

Marie-Andrée Bertin, auteure du livre intitulé « L’éducation prénatale naturelle » commence son ouvrage en évoquant les pratiques ancestrales de l’éducation prénatale :

« Les civilisations anciennes : égyptienne, hindoue, celte, africaine, amérindienne et bien d’autres connaissaient déjà l’importance de cette période fondatrice de l’être humain et de l’influence de l’environnement sur ses premières assises. Elles avaient édicté pour les futures mères, le couple parental, le village et toute la société, des règles de vie qui permettaient à l’être prénatal de s’édifier dans les meilleures conditions possibles ».
En Chine, il y a plus de mille ans, des cliniques spécialisées pour accueillaient les femmes enceintes pour qu’elles puissent vivre leur grossesse en toute sérénité et entourées de beauté.

Enceinte, contemplez la beauté autour de vous, parlez à votre bébé et vivez des moments de beauté et de joie ensemble.

Voici des extraits du livre « L’éducation prénatale naturelle » de Marie-Andrée Bertin sur l’éveil des sens et comment les favoriser :

«C’est par le canal des odeurs, des saveurs, des formes, des couleurs, des textures et des sons que s’effectue le développement de l’embryon et du fœtus.» Caraka Samhita – Médecine ayurvédique, Inde

Les organes des sens et les centres cérébraux correspondants sont en place dès la fin de la période embryonnaire, vers trois mois de vie intra-utérine. Pendant les six mois de la période fœtale ils se développent et affichent leur spécialisation, avec des modalités différentes, selon la nature de leur fonction et selon la qualité et l’intensité des stimulations qu’ils reçoivent. Ils demeurent en interrelation étroite les uns avec les autres, alimentant, chacun à leur manière, la formation globale du fœtus.

L’odorat :

Les récepteurs olfactifs apparaissent entre 5 et 9 semaines, ils entrent en activité vers 11 semaines et sont pleinement fonctionnels entre 25 et 30 semaines. Dans notre milieu aérien l’odorat capte les molécules odorantes en suspension dans l’air. In utoero le fœtus les détecte alors qu’elles sont dissoutes dans le liquide amniotique, grâce à un organe spécifique qui disparaîtra après la naissance. Cet organe – dit vomero nasal – rend possible la stimulation de l’olfation qui se révèle très sensible à la naissance. Marie Thirion, pédiatre, constate : « Dans les premières heures de la vie, le nouveau-né, confronté au besoin urgent de se nourrir, va chercher sa mère, l’odeur de sa mère et plus précisément l’odeur du lait à proximité des mamelons. C’est toujours un spectacle fascinant de regarder un bébé « flairer » sa mère,, fouiner près des seins… et découvrir le lieu de son bonheur et de sa subsistance… » L’odorat se développe dès la vie dans le ventre de la maman, ainsi lorsqu’elle respire une odeur agréable ou desagréable le cœur de son bébé s’accélère ou son petit peut changer de posture, elle aura envie de lui faire partager plus souvent le parfum des fleurs qu’elle aime.

Le goût :

Les bourgeons gustatifs se développent à partir de la 9ème semaine pour atteindre leur maturité vers la 13ème semaine. Le liquide amniotique baigne la bouche du fœtus qui en absorbe chaque jour une certaine quantité, plus d’un litre en fin de grossesse. Si l’on injecte dans ce liquide une substance sucrée, il en avale double ration avec gourmandise. Mais si l’on ajoute une substance amère : « Non merci ! », il n’en prend que très peu et l’échographie montre permet de constater qu’il peut faire une grimace !

Le toucher :

Dès la période prénatale, le rôle de la peau est essentiel. La peau du fœtus est constamment massée, stimulée par le muscle utérin de la paroi abdominale de la mère. Ces stimulations sont transmises aux autres organes sensoriels et au système nerveux, qui, rappelons-le, a la même origine que la peau : l’un et l’autre se sont développés à partir du même feuillet embryonnaire, l’ectoderme. Marie Thirion explique que la peau est le premier né de nos organes sensoriels. Il se développe en même temps que notre système nerveux primitif. La sensibilité cutanée est extrêmement précoce. Marie Thirion évoque les fonctions capitales du léchage des nouveaux nés mammifères par leur mère : « Un petit animal ne peut survivre à la naissance que si sa mère le lèche longuement, pour le sécher bien sûr, mais aussi pour mettre en route ses fonctions : le lien affectueux qu’il tisse alors avec sa mère favorise son ouverture confiante au monde qu’il découvre autour d’elle.

L’ouïe:

C’est le sens de la sagesse, nous disent les Anciens, il est uniquement récepteur et pas du tout émetteur. Les structures de l’oreille se dessinent à partir du 24ème jour. La cochlée, partie de l’oreille interne qui décode les sons et les transmet au cerveau par le nerf auditif, apparaît à la 6ème semaine et atteint sa taille adulte à 20 semaines, l’organe de Corti se développe à partir de la 8ème semaine et devient sensible vers 18-20 semaines. »

L’appareil auditif est le seul qui soit totalement achevé à la naissance.

Quel est l’environnement sonore du fœtus ? La « nuit utérine » est loin d’être un lieu de silence. Le bébé adore la voix de sa mère et celle de son père lorsqu’il lui parle tout près du ventre. Il la perçoit aussi lorsque sa mère écoute le papa avec bienveillance. Il est recommandé d’écouter des musiques douces, de la musique classique, Mozart et Vivaldi restent le plus appréciés des bébés. Brahms et Beethoven les agitent. Quant au rock il déchaîne le fœtus. On a vu des futures mamans quitter des salles de concert de rock tant elles recevaient de coups de pieds insupportables. Les basses, très fortes dans ce genre de musique, martèlent le bas de la colonne vertébrale de la mère et atteignent directement et trop fortement l’enfant qui réagit, se défend. Le chant prénatal est merveilleux pour la maman et pour l’enfant. Les bébés adorent les chants de mantra et notamment le chant du OM. « J’ai suivi des cours de chant prénatal et j’ai vécu une grossesse euphorique. J’étais dans la joie, je me sentais à l’unisson avec mon bébé, et maintenant j’ai un bébé joyeux, plein de vie et de santé. » Marie-Louise Aucher, qui a fondé la méthode de psychophonie et mis au point le chant prénatal dit : Si la femme enceinte ajoute le chant à la voix parlée, elle va provoquer des résonances beaucoup plus intenses, un impact physique et neurologique puissant. C’est beaucoup plus équilibrant et complet pour l’enfant. C’est aussi très tonifiant pour la mère ». Et si le père chante avec elle, quelle heureuse maison pour accueillir un enfant !

Le sens de l’équilibration :

La nature a placé dans l’oreille les canaux semi-circulaires, organes de l’équilibration. « Les récepteurs et le nerf vestibulaires commencent à se former entre la 6ème et la 8ème semaine. Ils sont achevés et fonctionnels entre la 12ème et la 16ème semaine. » On a pu observer ce petit cosmonaute en apesanteur dans sa bulle océane effectuer en tout sens de joyeuses cabrioles et jouer avec ses pieds ou son cordon ombilical. » L’enfant se déplace volontairement pour répondre à l’appel haptonomique de ses parents ou à leurs jeux tactiles spontanés, ce qui témoigne une certaine coordination sensori-motrice au service d’un désir de communiquer. L’enfant est sensible aux mouvements de sa mère, particulièrement au balancement rythmé de sa marche.

La vue :

C’est de toute évidence le sens le moins stimulé pendant la vie doetale. C’est à peine si «la nuit utérine» se dore d’une lumière orangée quand la mère prend un bain de soleil, l’abdomen exposé aux rayons. Cependant dès le 4ème mois l’enfant ouvre et ferme les paupières. Si l’on dirige le faisceau d’un projecteur vers son visage on le voir cligner des paupières et, de sa main en visière, protéger ses yeux de cette lumière vive. A sa naissance, il appréciera d’être accueilli dans une lumière douce. Il est très émouvant de voir le bébé, dès sa venue au monde, rechercher de façon active le regard de sa mère et y accrocher le sien. La rencontre de ces deux regards est un moment privilégié, qui ouvre, par une émotion forte, une nouvelle phase de l’attachement mère-enfant. Attendre un enfant, c’est l’occasion d’embellir sa vie, pour enrichir, embellir la structure de l’enfant et ses premiers acquis sensoriels.

Dans la vie de tous les jours, la future maman, optimisant ses perceptions sensorielles, nourrit celles de son bébé. Elle peut s’entourer de couleurs vivantes, gaies et stimulantes, respirer le parfum ou l’essence des fleurs qu’elle préfère, rehausser le goût des plats par les plantes aromatiques qu’elle aime, continuer à pratiquer des activités sportives habituelles en les dosant, et ses pratiques artistiques familières. Chaque fois que c’est possible, qu’elle s’immerge dans la nature où tout chante, où tout vibre, qu’elle contemple ou écoute des œuvres d’art qui touchent et élèvent , en un mot qu’elle soit la bonne fée qui fait don à son enfant du goût de la beauté…

Le livre « L’éducation prénatale naturelle » dont sont extraits ces informations est une source infinie de guidance pour la future maman. >> Disponible sur Amazon <<

En complément de sa lecture, je vous invite à regarder sur Youtube la vidéo de Heike Taurines, praticienne de l’hypnonaissance, que j’ai eu la chance de rencontrer, qui m’a infiniment touchée et éveillée sur l’importance de l’éducation prénatale :